Le fou d’espoir

Un livre écrit par ce poète rebelle sur ses prisons, sa résurrection sous le choc de la liberté, les interrogations qui s’ensuivent autour de son expérience de vie, d’écriture, de lutte. Il va y avoir du sentiment, du lyrisme ravageur, de la critique et de l’autocritique, de la sauvage dénonciation, de la descente aux enfers. On va nous faire revivre l’univers hallucinant de la Question, nous procurer du concentré de barbarie à portée du portefeuille. On va nous propulser dans l’utopie à laquelle il n’est pas désagréable de faire semblant de croire. C’est cela qui est formidable dans la littérature. Elle nous fait faire l’économie d’un vécu limité sans nous frustrer de la jouissance de nos  légitimes fantasmes. Grâce à elle, nous pouvons, en toute quiétude, exercer notre délicieux voyeurisme. Car il faut bien qu’il y ait des victimes pour que la machine du vampirisme humain puisse se repaître. Le mal ou le bien absolu ? Trop simpliste. On sait bien que la fiction est plus forte que la réalité. Alors, lisons sans complexe. Et que chacun tienne le rôle qui lui est dévolu!

Le « fou d’espoir » n’est pas dupe. Il a appris la saine cruauté du sourire. Mais il persiste et signe. Pas question pour lui de raconter des histoires, être mercenaire ou prisonnier des mots. Il ne peut écrire qu’avec sa vie, la mettre sans cesse en jeu et, de ce fait, ouvrir sas main ensanglantée à tous ceux qui peuvent encore entendre le cri de l’homme.

 

 

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